Nathalie Prévost, Experte Santé Bien-être

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Nathalie Prévost, Experte Santé Bien-être

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En Corse, aujourd’hui, 10000 personnes sont touchées officiellement par le diabète.
Officiellement, car cette pandémie reste un véritable tabou, une maladie qu’on tait. Le point avec Rose-Marie Pasqualaggi, la présidente de l’association Les Diabétiques de Corse.

N. P. : Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est le diabète ?
R.-M. P. :
C’est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit plus d'insuline (Diabète Type 1) ou quand le pancréas en produit peu ou de mauvaise qualité (Diabète Type 2). Il en résulte une hyperglycémie, soit une concentration accrue de sucre (glucose) dans le sang.
N.P. : Est-ce une maladie simple à soigner ?
R.-M. P. :
A priori, on peut le penser. Un contrôle sanguin suffit à le détecter. Ce qui est compliqué, c’est la suite. C’est une maladie silencieuse, sournoise, entraînant diverses complications dues aux hyperglycémies répétées et prolongées, qui peuvent être mortelles.
La prise en charge doit donc être irréprochable. L’objectif est que le diabétique devienne acteur de sa maladie. Il apprend à gérer son diabète accompagné de professionnels de santé : diététicien(ne), coach sportif, cardiologue, ophtalmologue, podologue, infirmièr(e) et surtout par un(e) endocrinologue. Or, en Corse, nous manquons cruellement de spécialistes. Résultat : 89% des diabétiques sont suivis par un généraliste.
N.P. : Comment vit-on avec le diabète ?
R.-M. P. :
Dès l’annonce, c’est très violent. Moi, j’ai été dans le déni les premières heures après la découverte de mon diabète, il y a 7 ans. Je ne me sentais pas concernée, en fait.
Après, j’ai eu l’impression d’être une pestiférée. L’entourage, globalement, vous renvoie de
la pitié, de l’inquiétude, du négatif. Comme si on était à moitié mort, ou coupable d’avoir mal mangé ! D’ailleurs, beaucoup de gens préfèrent ne pas en parler. Car il impacte aussi la vie professionnelle. Certains métiers sont interdits purement et simplement aux diabétiques.
Aujourd’hui, j’ai adapté le diabète à ma vie. C’est lourd au quotidien. Dans mon sac à main, je dois avoir en permanence de quoi contrôler ma glycémie, mon traitement que je module en fonction de ce que je mange ou de mon activité physique et de quoi me resucrer. Mais je vis bien, même si j’ai dû renoncer à mes talons aiguilles pour protéger mes pieds fragilisés par la maladie !
N.P. : C’est ce parcours qui vous a poussée avec Nathalie Paoletti à créer
l’association AFD20 en 2012 ?
R.-M. P. :
Mais oui. C’est important d’être accompagné par des gens qui traversent les
mêmes épreuves, de partager nos expériences. Ca rend plus fort et autonome. L’AFD20 est engagée dans la défense des droits des patients, organise des permanences mensuelles à Ajaccio et Bastia, des ateliers gratuits animés par des professionnels de santé et des éducateurs sportifs, des manifestations destinées à sensibiliser les malades et le grand public, comme la 5ème édition du Salon du Diabète, le 14 novembre prochain, à Porticcio. Pour qu'on parle enfin librement du diabète !
Contact : Nathalie 06.85.32.07.13 - www.lesdiabetiquesdecorse.com


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