Nathalie Prévost, Experte Santé Bien-être

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Nathalie Prévost, Experte Santé Bien-être

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Depuis la Préhistoire, la Nature pourvoie généreusement à tous nos besoins. Issue d'une lignée de jardiniers, Florence Weis le sait mieux que personne. Son credo: faire découvrir au plus grand nombre la gastronomie sauvage. Et au-delà de la cueillette, militer pour le respect d'une nature libre, non modifiée par la main de l'homme. Rencontre.

Comment votre aventure avec les plantes sauvages a-t-elle commencée ?

Florence Weis : J'ai baigné dedans toute petite. Mes grands-parents cultivaient et vendaient leurs légumes au marché d'Ajaccio. Mais ma grand-mère a toujours ramassé des sauvages pour notre consommation personnelle. Elle m'emmenait le mercredi sur son dos dans une nasse... A l'âge de 6-7 ans, je cueillais avec ma mère, pour arrondir les fins de mois. Après avoir travaillé dans le milieu social et la santé, j'ai éprouvé le besoin de revenir à mes racines. Je me suis lancée au marché puis j'ai ouvert ma boutique, Le Potager de la Rocade, il y a 5 ans. Et aujourd'hui pour aller plus loin dans ma démarche, je me forme auprès de l'ethnobotaniste François Couplan.

A quoi servent ces plantes concrètement ?

F.W. : A tout. Se soigner comme manger équilibré, car elles contiennent des nutriments complets et intéressants. Par exemple, l'ortie contient 9% de protéines quand un œuf en aura 12% ! On peut créer des teintures, réaliser des objets... Prenez le tilleul. Au delà des vertus médicinales de ses feuilles et son aubier, on peut manger les jeunes pousses en salade, en faire de la farine, boire sa sève, réaliser des paniers tressés avec ses fibres...

Tout ce qui est bio, naturel, est à la mode aujourd'hui. Vous surfez sur ce courant ?

F.W. : Non, ma démarche est différente, plus profonde. Ce qu'on appelle « naturel » aujourd'hui a souvent été modifié par l'homme. François Couplan explique que depuis le Moyen-Age, les plantes sauvages sont tombées en disgrâce car réservées aux paysans et roturiers. Les nobles ont favorisé les produits transformés, cultivés, voire importés. Et depuis, ce qui est modifié est présenté comme meilleur pour l'homme. Mais on défie les lois de la nature. Regardez le bio aujourd'hui. C'est une jolie couverture qu'on tire à soi. Le bio ne respecte pas la nature; c'est juste une autre façon de la domestiquer selon des critères, des règlements, des lois humaines !

Si je comprends bien, vous êtes plus permaculture que bio ?

F.W. : Si vous voulez. La permaculture s'inspire de l'écosystème. C'est déjà ça ! Je continue à préférer la biodiversité naturelle. Les plantes se protègent, s'équilibrent entre elles. Le plantain pousse près de l'ortie dont il apaise les piqûres. La capucine protège les tomates des pucerons, etc. Les Sauvages sont les « mauvaises herbes » du jardinier qui craint que ses plantes soient étouffées et produisent moins. Mais si on fait confiance à la nature, cette herbe a son rôle à jouer, et en plus, elle est bonne à manger. Enfin, attention, il existe des plantes toxiques ou mortelles. Regardez les champignons par exemple ! C'est très important de se former avant de se lancer dans la gastronomie sauvage.

Alors, pouvez-vous nous indiquer 5 plantes, faciles à reconnaître et à consommer sans danger ?

F.W. : Sans hésiter, le pissenlit, les menthes, le plantain (délicieux en risotto), la mauve et notre romiccia ou fausse oseille.

Illustration : Florence Weis en balade sauvage avec le chef Fabio Bragagnolo de l'Hôtel Casadelmar à PortoVecchio.


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